Vendredi 22 juin 2012
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/06
/Juin
/2012 17:00
Il fait gris en moi.
Il n'y a pas de noir. Raison de noir? Non
Il n'y a pas de blanc. Raison de blanc? Oui
Mais le blanc n'est pas là, quand même. Les gens passent, autour.Trépassent, des fois.
Alors je prends des cailloux, lourds des fois, très lourds des fois. Et je les mets dans mes poches. Quand je marche c'est très
lourd, ça fait mal. Et ça fait mal à mon dos et ça fait mal à mes jambes, et ça fait pas mal dans la tête, cette fois. Après, je les enlève.
Je me sens plus léger. C'est bien. Des
fois.
Par Esteban
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Vendredi 22 juin 2012
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22
/06
/Juin
/2012 14:00
Mon couteau il m'a dit il cherche ta blessure il te
cherche là contre ton mur. Mon couteau il t'a trouvé il
m'a dit. Une fois j'ai bougé je l'ai touché fort. Il savait
bien quand même son couteau il a bien trouvé ma blessure.
Moi contre le mur.
Mon coeur, cette brûlure.
Je ne sens plus rien, ma vie n'est plus sûre.
Par Léa D
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Vendredi 22 juin 2012
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22
/06
/Juin
/2012 06:00
" -Ils m'ont dit sois patient alors j'ai dit c'est quoi patient
c'est mon nom et ils m'ont dit oui c'est bien c'est ton nom.
Pense à rien aussi un il m'a dit et j'ai dit c'est quoi rien
il a répondu c'est toi rien tu es rien. "
Par Léa D
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Jeudi 21 juin 2012
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21
/06
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/2012 08:00
C'est un rap que auquel j'ai toujours pensé ça dit garde moi et le flow c'est comme l'homme tout blanc toujours évident j'ai
toujours pensé mais ça fait rien ça va. Et puis il y a le bruit des enclumes à mes chaussures de temps en temps je manque de voler et il fait ha ha alors moi je m'amuse ha.
Par Damien
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Mercredi 20 juin 2012
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20
/06
/Juin
/2012 18:00
Une tentative hâtive d'un mélange de deux poètes d'un style radicalement différent.
A essayer !
Une fois j'étais dans l'eau, dans la cuisine béante.
une fois j'y étais plus.
alors je me rappelle le ciel cinglé de neige peut être un arbre de nuit.
Le souffle des
enfants et Je l'arbre-noirceur dans la lumière.
Ma mère danse.L'eau ne lève pas le voile.
A petit feu, elle me parle et elle se colle a moi et elle creuse dans mes
conficoupures et elle est molle et dure et l'arbre elle s'agrippe avant de s'endormir.
Je prends la hache.
Une fois je suis l'arbre. Une fois je le suis pas.
Par Margaux
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Mercredi 20 juin 2012
3
20
/06
/Juin
/2012 14:00
Les feuilles
dans ma bouche mangent les arbres petits. La neige bave et pique
noir. Le malin reste, avale un peu et
crache. La neige rit noir, boit encore très
fort. Les fous chassent le soleil et appellent l'oubli, sauf des fois aussi, tout
très fort.
(p30: reprise des noms et des verbes.)
Par Thomas
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Mardi 19 juin 2012
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19
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/Juin
/2012 14:00
Noir. Pas noir. Noir rien ne bouge. Pas noir des choses.
La sale vie coule en moi.
Je suis seul je veux il ou elle sans bouger.
Je l'arbre-noirceur dans la lumière qui blesse.
Source
Par Léa D
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Mercredi 13 juin 2012
3
13
/06
/Juin
/2012 05:00
"Une fois je me souviens j'ai barbouillé ma figure avec
je sais plus ça coulait de mon nez. avec ma main je l'ai
étalé sur ma figure c'était chaud. ça m'a tenu bien jusqu'à
ce que la vieille lumière est revenue me faire mal dans
les
link
yeux. Là je voulais tourner la tête mais ils m'avaient attaché
sur le grand lit en fer celui qui piquait un peu et puis très
fort quand il tournait son bouton. Avant je faisais du bruit
quand mais la je pouvais plus.
Un jour quelque chose avait cassé dans ma bouche et
maintenant quand ils me piquent très fort ça fait que des
tout petits cris je pouvais plus parler. Là je voulais qu'ils
arrêtent mais je pouvais plus parler."
J'ai aimé ce poème, car il nous fait ressentir la souffrance du malade, on s'imagine dans un vieux thriller psychologique ou le héros est impuissant, sur une table,
à subir des expèriences ou punitions, a part voir et ressentir quon ne peut rien faire. Il est impuissant et nous aussi, ce qui a craqué dans sa gorge nous fait un noeud dans la notre, et
imaginer les glapissements qui peuvent en sortir fait froid dans le dos. Voilà, j'aime ce poème car il crée une sueur froide. Je l'aime comme on peut aimer un film ou le maitre mot est la torture
psychologique du téléspectateur.
Par Esteban
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Samedi 9 juin 2012
6
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/Juin
/2012 14:00
Un arbre peur dans je. Elle rêve. Ma peur rêve d'arbre.
Voilà. Il riaient avec leurs bouches, c'est de la souffrance, de la peur. Une peur incontrolée, aussi grosse qu'un baobab. La peur te happe doucement. Il faut vite l'écrire sur le
papier, et déverser toute la peur, avant qu'elle ne t'étouffe.
Par Margaux
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Vendredi 8 juin 2012
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/Juin
/2012 04:00
"Il fait poussière froide dans moi"
abstrait
neutre
glacial
clair
vide
Par Léa D
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Lundi 4 juin 2012
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04
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/Juin
/2012 17:00
Extrait p27:
C'est l'homme habillé tout pareil il m'a dit danse amuse-toi haha. Mais je ne m'amuse pas car tu es comme moi. Je veux être
unique.
Par Damien
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Dimanche 3 juin 2012
7
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/Juin
/2012 07:00
Ils chantent même si je dis fort noir noir ils chantent ils s'en foutent eux.
Par Damien
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Dimanche 3 juin 2012
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/Juin
/2012 03:00
Source
Michel Thion est né en 1947 à Issy-les-Moulineaux. Il fait des études erratiques puis exerce différents métiers avant de trouver ce qui lui
correspond : l'action artistique et culturelle. Il devient alors Animateur, directeur d'un festival de musiques contemporaines, directeur de théâtre et encore d'autres métiers.
Il exerce entre 1987 et 1995 une coupable activité de chroniqueur et critique musical à l'hebdomadaire « Révolution » puis au « Monde de la
Musique » etc...
Il écrit depuis très longtemps, "depuis toujours" comme il dit.
Il a derrière lui au moins 40 ans de poésie, de textes en prose, mais il lui arrive de ne pas écrire pendant longtemps. L'écriture, pourtant,
ne le quitte jamais, il publie dans quelques revues des poèmes isolés (Action poétique, Po&sie, Vagabondages, etc...).
Depuis 2002, il se consacre entièrement à l'écriture. Il est à la recherche d'une écriture qui soit un récit poétique et travaille
particulièrement sur les relations intimes du langage et de la musique.
Il pratique régulièrement des lectures publiques et anime des ateliers d'écriture, notamment en direction de publics en grande difficulté
(publics en exclusion sociale, handicapés mentaux, etc...).
Par Léa D
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Samedi 2 juin 2012
6
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/Juin
/2012 08:00
"Avec une main je jette un galet en l'air lourd. S'il retombe à côté je mais s'il retombe sur moi je ris très fort comme un
fou."
Pour moi, ces phrases représentent vraiment bien l'écriture de Michel Thion, dans ce recueil tout du moins, la syntaxe
correspond au reste des textes, et l'esprit, le degré de folie perceptible dans ce passage est tout à fais représentatif du genre de folie présente dans le livre. Je pense que c'est peut-être une
clef de la folie du personnage. Et pourquoi pas de l'auteur. :)
link
Par Esteban
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Samedi 2 juin 2012
6
02
/06
/Juin
/2012 05:00
Extrait du poème p26 et p27:
J'ai cassé ma jambe avec un morceau de fer pour qu'il
coure plus derrière moi. C'est le vrai chemin je peux plus
moi et lui il court en soufflant et il m'appelle c'est vrai
quoi.
Je danse. C'est l'homme habillé tout pareil il m'a dit
danse amuse-toi ha ha. Quand il dit toi c'est moi mais
quand il dit moi c'est pas moi sinon il me punit l'homme.
Il m'a dit ya pas de musique t'as qu'à siffler je peux pas
je sais pas et puis j'ai mes dents cassées c'est difficile.
Par Damien
-
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